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Le chemin de croix de tout pilote

Comme vous avez éventuellement pu le comprendre à travers mes streamings, je vais passer de la GTE à la GT3. La raison est toute simple. Les prochains Special Events d'iRacing n'auront pas de GTE sur la grille (24h du Nurburgring, 24h de Spa etc.). Jusqu'ici, je me contentais simplement de ne pas participer à ces 2 endurances mythiques. Mais, à l'instar des 12h de Bathurst, ce sont des évènements à ne pas rater. Et puis à mon grand regret, les GTE sont vouées à disparaître. Et ce qui m'embête un peu, c'est que je n'ai jamais été bon en GT3. Certainement quelque chose à voir avec la technique de freinage, et la capacité à trouver le dosage parfait. Le principal problème avec les GT3, c'est qu'il y a un ABS, que les GTE n'ont pas. Et c'est paradoxal, car pour pouvoir être performant, il est du coup bien plus difficile de cerner les limites de grip lors du freinage, sur une GT3, que sur une GTE. Cette dernière est très "lisible" dans les phases de freinage. Et notamment la Porsche 911 RSR, avec des leds qui nous aident sur le "taux" de blocage des trains avant et arrière, de manière indépendante. Et puis, lorsqu'on dépasse la limite, la sanction sur le chrono est immédiate, flagrante. Sur les GT3, tout est différent. On peut réaliser un chrono somme toute assez correct tout en dépassant allègrement les limites au frein. L'ABS est là pour aider. Mais pour aller chercher les derniers centièmes sur chaque virage, cet ABS est un frein. Il faut en limiter son utilisation. Et déterminer cette limite est très compliquée. Du coup, cette semaine, j'ai pas mal roulé à Hockenheim en Audi R8 LMS pour tenter de comprendre ces voitures, notamment en compagnie de Florian Denard. A l'aide d'un setup privé que m'ont donné mes coéquipiers Luke McKeown et Michael Neumeier, nous avions pu progressivement améliorer nos chronos jusqu'à obtenir chacun un 1'38.6 dans les conditions de la VRS GT Sprint Series déjà fournies par VRS, et nous n'étions pas mécontents de notre travail. Aujourd'hui les datas VRS étant sorties pour la VRS Sprint Series, j'ai vu que Josh Rogers avait fait un 1'38.290. Comme d'habitude, les coups de marteau de Josh font mal. Du coup j'ai décidé de tenter à nouveau, mais avec le setup VRS cette fois. Et dans un premier temps j'ai pas vraiment amélioré, toujours à faire des .6 au mieux. Le problème n'était pas le setup, mais mon pilotage. Du coup j'ai décidé de regarder la télémétrie de Josh. A chaque freinage, chaque virage, chaque accélération, j'ai comparé minutieusement nos styles de pilotage, nos trajectoires. Après avoir appliqué ce que j'ai appris, j'ai progressivement amélioré. D'abord un 38.5, puis un 38.4, et enfin un 38.360. Ce qui m'a vraiment étonné c'est à quel point je me sentais relâché en faisant ces chronos, alors que je transpirais comme un porc avant. Des fois il faut juste mettre à l'écart sa frustration et prendre calmement le temps de comprendre les choses, dans l'optique de réduire l'écart avec les meilleurs. Rien n'est magique dans cette histoire. Je n'ai pas égalé le chrono de Josh, mais bon c'est Rogers hein ! Il est fondamental, si l'on souhaite réaliser de bons résultats, d'améliorer ce qui fait l'essence même de tout pilote : la vitesse pure. Et il faut se rendre à l'évidence, toute aide est bonne à prendre. On se doit de régulièrement balancer son égo par la fenêtre, et refaire son pèlerinage de la performance. Ce n'est pas la première fois que les outils mis à disposition par Virtual Racing School me permettent objectivement d'améliorer mes chronos, et ce de manière significative. Le site de la Virtual Racing School : https://virtualracingschool.appspot.com/#/Home Si vous souhaitez voir mon tour en 1'38.360 (sans offtrack), rendez-vous sur mon Discord : http://discord.gg/DCf6XGyW2W

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